Extrait concernant les « cabannes » présentes dans l'île de Montréal en 1632.

CHARLEVOIX, Pierre-François-Xavier de. 1744, Livre quatrième dans Histoire et description générale de la Nouvelle France avec le Journal historique d'un voyage fait par ordre du roi dans l'Amérique septentrionale, Paris, Pierre-François Giffart, tome III, p. 176.
 
Fouilles 2006
Les recherches archéologiques de la saison 2006 tenues du 1er mai au 2 juin, venaient s’appuyer sur les résultats des fouilles précédentes qui confirmaient la présence de vestiges du fort Ville-Marie édifié par Maisonneuve et ses compagnons. Les fouilles ont été menées dans tous les niveaux archéologiques du 17e au 20e siècle inclusivement.
 
Cette maçonnerie constitue un élément majeur du fort, mais sa fonction exacte échappe encore aux archéologues.
 
En ce qui a trait au fort Ville-Marie, les données se sont multipliées à la suite du dégagement d’un mur de maçonnerie et d’un monticule de détritus domestiques. La maçonnerie constitue un élément majeur du fort, mais sa fonction exacte échappe encore aux archéologues. Les prochaines fouilles révéleront sans doute d’autres informations puisque seulement une portion de cette structure a été dégagée à ce jour. Cependant, les dépôts stratifiés du dépotoir sont plus révélateurs en raison de la grande quantité de déchets de latrines, de cendres, de restes alimentaires et de fragments en terre cuite accumulés sur plusieurs années.
 
Selon Geneviève Duguay, spécialiste de la culture matérielle à Parcs Canada, certains fragments en terre cuite s’apparentent aux exemplaires retrouvés dans les niveaux les plus anciens de la Petite-ferme de Champlain à Cap-Tourmente. Dans le contexte montréalais, la présence de ce type de terres cuites se démarque en raison de leur rareté et de leur ancienneté.
 
Il est probable que ces structures datent de la période 1603-1642, soit entre la première visite de Champlain et la fondation de Montréal.
 
Au terme de la campagne 2006, le site réserva une grande surprise aux archéologues. En effet, deux maçonneries, l’une sèche et l’autre composé d’un liant d’argile, ont été trouvées à un niveau plus ancien que celui du fort Ville-Marie. Il est probable que ces structures datent de la période 1603-1642, soit entre la première visite de Champlain et la fondation de Montréal. Appuyée par la présence d’un bon nombre de perles de verre de la période 1600-1630, cette datation évoque la possibilité d’un lien avec les « cabannes » présentes dans l’île de Montréal en 1632, selon Charlevoix.
 
Les découvertes de 2006 s’ajoutent à un ensemble déjà impressionnant de vestiges et d’objets datant de l’époque du fort Ville-Marie (1642-1688). Il n’en demeure pas moins que les zones les mieux conservées du premier établissement de Montréal sont encore à fouiller.