Fanny Morland, stagiaire en archéologie, 2007
Photo : Alain Vandal, Pointe-à-Callière
 
STAGE 2007
 
Équipe
Brad Loewen, professeur (Université de Montréal), Christian Bélanger, archéologue (Université de Montréal), Monique Laliberté et Suzanne Lachance, spécialistes de la culture matérielle (Université de Montréal), Alain Vandal, responsable de la logistique (Pointe-à-Callière), Sophie Limoges, directrice conservation et éducation (Pointe-à-Callière)
 
Stagiaires : Stéphanie Courchesne, Annick Deblois, Mariane Gaudreau, Marilyn Girard-Rheault, Valérie Janssen, Mélanie Johnson-Gervais, Stéphanie Millard, Fanny Morland, Valérie Picard, Catherine Ann Vary
 
Assistantes : Éliane Bossé, Anne-Claude Murray, Marie-Claude Brien (laboratoire)
 
 
Mon stage en archéologie historique à Pointe-à-Callière
 
Si l’histoire m’a toujours intéressée, celle de ses acteurs oubliés m’a toujours passionnée. Parmi les grands faits qui ont marqué le passé, il ne reste que peu de place pour l’étude du quotidien des gens qui y ont participé. C’est l’intérêt pour ce côté humain qui m’a incitée à choisir l’anthropologie comme domaine d’études. Cet automne, j’entreprendrai une maîtrise en bioarchéologie.

Avant d’entreprendre ma maîtrise, un stage en archéologie était tout indiqué afin d’acquérir une partie de l’expérience et des connaissances essentielles à la poursuite de ma formation. Ayant déjà entendu parler à plusieurs reprises du stage à l’École de fouilles de Pointe-à-Callière, je m’y inscrivis et j’ai ainsi eu la chance d’y participer cet été. Comprendre et appliquer concrètement la démarche interprétative des vestiges et artefacts était une de mes grandes attentes envers mon stage à Pointe-à-Callière. J’ai ainsi pu réaliser que l’archéologie de site demeure avant tout un travail d’équipe où chacun apporte sa contribution selon son expérience personnelle et ses connaissances.

L’initiation aux techniques de fouilles et aux méthodes d’enregistrement des données recueillies lors de la fouille a constitué un point majeur du stage. Cet apprentissage, qui a occupé les premières semaines de la formation m’a permis d’être plus autonome et d’aborder plus sûrement la démarche intellectuelle de l’archéologie. Toutes ces connaissances, ces techniques et ces méthodes me permettront certainement d’être plus fonctionnelle et efficace dans tous les aspects de la fouille.

L’étude des artefacts fait partie intégrante de la compréhension et de l’interprétation du site. Elle nous permet à la fois de nous situer dans le temps, de comprendre l’enchaînement des évènements et de nous documenter sur la culture matérielle des occupants selon les époques. Mon expérience de stage a été riche en découvertes. J’ai eu la chance de trouver des objets caractéristiques des occupations amérindienne, française et anglaise. Ceux qui m’ont le plus marquée sont les artefacts témoignant du contact et de la cohabitation entre Européens et Amérindiens au 17e siècle. Par exemple, les pointes de flèches amérindiennes découpées dans du cuivre de chaudron français ou taillées dans des pierres à fusil européennes, ainsi que les dizaines de perles de verre qui servaient aux échanges entre les deux communautés.

Ce stage à Pointe-à-Callière constitue pour moi le début de la concrétisation de mon projet de maîtrise. J’aurai l’occasion de mettre en pratique l’expérience acquise en participant à un autre stage en France sur un site assez différent : un cimetière vieux de quatre millénaires.

 
Fanny Morland
Stagiaire en archéologie, 2007
 
Note de référence : MORLAND, Fanny, 2007, Mon stage en archéologie historique à Pointe-à-Callière, La Recrue, vol. 13, no 3, p. 4.