« L’histoire et l’archéologie sont des sciences vivantes où rien n’est jamais définitif. Un bout de phrase, une section de mur, un objet suffisent à confirmer une hypothèse ou, au contraire, à ouvrir de nouvelles perspectives et à faire revivre des personnages. »
 
Francine Lelièvre, directrice générale de Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
 
Photo : Alain Vandal, Pointe-à-Callière
Des découvertes scientifiques significatives sur le fort de Ville-Marie
La recherche archéologique nous permet d’améliorer nos connaissances du Régime français, période pour laquelle nous disposons de peu d’archives écrites. L’Histoire nous a laissé trop peu d’indices sur le fort de Ville-Marie. En 1725, Sœur Marie Morin, annaliste de l’Hôtel-Dieu et rare chroniqueur de l’existence du fort, indique que celui-ci est localisé sur le secteur de la pointe qui fut concédé en 1688 au gouverneur, Louis-Hector de Callière. Elle écrit :
 
«  la place ou fut dressé le saint autel et dit la premiere messe a servy depuis à bâtir la maison du fort de Monsieur de Maisonneuve, si renommée, et qui a subsisté jusqu’en l’année 82 ou 83, qu’on acheva de la démolir, quoy qu’elle ne fut que de bois, et oû est a présent la maison de Monsieur de Caillière, notre gouverneur d’aujourd’huy. »
 
Jadis située au confluent du Saint-Laurent et d’une petite rivière aujourd’hui disparue, la pointe à Callière est sortie de l’oubli. Fouillés en 1989, les vestiges de plus de trois siècles d’histoire y ont été découverts. Au moment des travaux qui mèneront à l’édification du Musée, les archéologues ont mis au jour le premier cimetière catholique de Ville-Marie (1643) où sont enterrés des Français et des Amérindiens. Les vestiges de ce cimetière confirment l’emplacement du lieu de fondation de Montréal.
 
En 1998, Pointe-à-Callière s’intéresse à un édifice voisin du Musée qui n’a jamais eu de cave – ce qui est très rare. Des sondages confirment le potentiel du site. Depuis 2002, les recherches menées par l’École de fouilles de Pointe-à-Callière ont permis d’identifier avec certitude des vestiges du fort de Ville-Marie. Par ailleurs, seulement un tiers du site a été fouillé et de nombreuses hypothèses et perspectives sont à venir.
 
Consultez les plus récentes découvertes archéologiques sur le fort de Ville-Marie, le tout dans un contexte historique.
 
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